Stam’bouliotes !

On a quitté la Méditerranée, traversé l’Anatolie, pour terminer notre périple en Orient à Istanbul. Dans notre imaginaire, la ville fascine, tant par son nom, son histoire, ses influences multiples, sa géographie, son atmosphère.

1ère impression d’émile, « on dirait que les gens, ils sont tous gentils ici » (après s’être pourtant faire caresser 10X/jour sa blonde chevelure peu commune ici!); et c’est vrai que l’accueil est chaleureux dans cette ville tumultueuse.

Comment comprendre Istanbul en une semaine ? C’est une des plus grandes villes du monde, 15 millions d’habitants, capitale économique et culturelle, et surtout point de jonction entre l’Ouest et l’Est.

Stam’bouchure

Istanbul, c’est la rencontre de différentes mers, la mer égéenne, la mer de Marmara et l’immense mer Noire, avec le Bosphore comme cœur et jonction. Nos déplacements multiples en bateau, en « vapur », d’une rive à l’autre de la Corne d’or et du Bosphore, nous ont inévitablement fait penser à Venise, avec aussi des palais nombreux, et des mosquées lumineuses et vibrantes. Au bord du Bosphore, les pêcheurs bien en rang, les marchés aux poissons, je n’imaginais pas Istanbul aussi Maritime.

Stam’bouteillage

Au génial musée des transports

Mais on a aussi comme bruit de fond incessant les klaxons des voitures qui tentent de se frayer un chemin à travers une circulation de folie, et l’appel à la prière provenant d’une mosquée à proximité. Avec Émile, on a adoré le musée des transports, foisonnant de vieilles voitures, de bateaux, de carrosses, de wagons, de maquettes de trains et de bateaux, un fond époustouflant, qui nous rappelle encore qu’Istanbul est à la croisée de tous les modes de déplacement. On a passé du temps en bus, métro, tramway, bateau, pieds, trottinette… pour rejoindre tel ou tel point de la ville. Mais à force de balades, d’ascensions et grandes descentes, d’égarements divers et variés…au bout d’une semaine, on était enfin capables quelques quartiers d’Istanbul :

Karakoy, son marché aux poissons avec un spécial coup de coeur pour le balik : la fameuse galette au filet de maquereau…une tuerie

Galata et sa rue Istikal, l’équivalent de notre rue st ferréol …boutiques sans fin et bazars hétéroclites sur les côtés

Beyoglu, ses cafés et restos par centaines

Cihangir, quartier en pleine mondialo-boboisation avec ses jolies boutiques de design, ses antiquaires, ses cafés comme à Montmartre et ses rooftops trop classe.

Sultanameht, ses monuments, Ste sophie, la mosquée bleue… son grand bazar et …du monde….trop de monde surtout ce dimanche où les stambouilotes semblent s’y être tous donné rdv pour jouer à la loterie ou manger un kebab.

Kadikoy…..loin….très loin sur la rive asiatique, un quartier qu’on aurait aimé plus explorer, pas très intéressant au  niveau architecture, mais beaucoup plus aéré avec une population assez jeune qui paraît plus européenne qu’asiatique…un endroit en plein développement culturel avec enfin des espaces verts le long de la mer et surtout son vieux Tramway !!

Stam’chantement

De Byzance, Constantinople à Istanbul, ce qui continue à fasciner c’est la beauté et la richesse qui fut déployée du temps des sultans. De Topkapi au Palais de dolmabahçe, on voyage au coeur de la finesse et de la richesse. De l’or partout partout, des pierres finement ciselées, un des plus gros diamants du monde….rien n’était trop beau pour que les sultans apparaissent dans toute leur splendeur. Emile est fasciné par les mousquets finement ciselés mais a du mal à comprendre pourquoi ces sultans enfermaient leurs femmes dans des harems.

Sta’cummulation

Istanbul, c’est aussi la ville des bazars et de ces magasins de « merditas » made in turkey ou China à perte de vue. En cette période de Noël… on a cherché, vraiment cherché à acheter quelques présents mais les baskets en plastique, les faux pashminas et ce trop-plein de tout partout nous ont plutôt donné envie de fuir loin…très loin plutôt que d’acheter quoi que ce soit !!! Reste les patisseries orientales qui, si on aime le sucre et le miel, sont d’une incroyable beauté comme des broderies de sucre et d’amandes qui n’auraient pas fait fuir Hansel et Gretel.

Sta’dieu….le bababus

Et puis en mer, en sens inverse de notre périple, à cette heure naviguant au-dessus du Détroit de Messine, dans les îles ioniennes (quelle chance), il y a le bababus !

Qui a pris le bateau au port de Yalova et arrivera demain à Sète. On le suit en mer Méditerranée grâce à notre application de trafic maritime, et je suis sidéré de voir l’intensité du trafic ; les cartes maritimes sont belles et denses !

On le retrouve après-demain à Sète, pour continuer vers le Maroc, autre Orient, côté Ouest, ouf, notre migration en Méditerranée n’est pas finie du tout !

Stan et Anne-Laure (à 4 mains), 16 décembre 2019

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :